A Propos

” je peins de la peau.
Comme une confession intime, skaÏ de fauteuils, ou humaine quand il en reste..
En paysages ou en vadrouille aussi.. et des instantanés de survie , dans des tableaurama .
En Acryliques noires sur bois souvent, comme base essentielle, et au pastel sec pour en révéler les chairs.
La peinture comme un retrait, un long combat cannibale dans une grotte Dantesque.. la mienne.

Guillaume Brabant

Né dans le Jura à Salins -les-bains en 1968
Traverse les Beaux-Arts d’Orléans en 1987 
Prix jeune Talent au Salon des Artistes Orléanais en 88, illustre plusieurs affiches et pochettes de disques pour différents musiciens en région centre.
Participe régulièrement à partir de 2003 à différents salons dont :
Mac 2000 Paris, Lyon et Sud Est, Puls’Art le Mans, Salon de Mai Paris, ainsi qu’à différentes manifestations artistiques à la Chapelle Sainte Anne à Tours et à Orléans.
Création du projet Hybride « Alice et hyde » avec la plasticienne Valérie Bernard en 2009, travail à quatre mains fusionnant photo/dessin qu’ ils exposeront au Prieuré de Chartres, à la chapelle s’t Anne à Tours, à Orléans à la galerie le Garage et au théâtre CDN d’Orléans en 2015.
Expose galerie St Marceau à Orléans en 1997, galerie Cart à Besançon en 2001, à la Chapelle Sainte Anne à Tours en 2009 et régulièrement à la galerie le Garage à Orléans.
Exposition avec le galeriste Gilles Bastide au Château de St Jean le Blanc en 2016 et au Théâtre CDN d’Orléans en 2017 avec Philippe Berthommier.
Dernière exposition en 2019 avec Catherine Legrand galerie Le Garage Orléans.
Vit et travaille à Orléans.

 ()Les œuvres de Guillaume Brabant s’ apparentent assez familièrement à ce qu’ au début du vingtième siècle on nommait à Vienne «l’ inquiétante étrangeté du monde » .()
Cependant il ne s’agit pas d’ art « fantastique » ()
Il s’ agit bien plutôt ici d’ être dans l’ ombre portée de la Mélancolie, plus culture de l’ ambiguîté, du doute et du décalage du sens, que de la fantasmagorie pure. Le noir et plus dans l obscurité des desseins et du propos que dans le cortège des masques grimaçants du bizarre. Les forces instinctives essentielles, Eros et thanatos en particulier, c’ est- à-dire les pulsions de vie et de mort, le devenir et le passé, le désir et la destruction, les peurs et les espoirs qui sont les points dominants de l’ art depuis des siècles sont mesurés ici à l’aune d’ une époque déraisonnable, semblant avoir perdu son sens et ses valeurs.
De douteuses réincarnations y affleurent dans un cuir ambigu.() Ici aussi on exhibe sa peau, on en délimite les territoires, forçant des passages vers des zones obscures, vers l’intérieur de soi, vers l’ intérieur peut-être de la terre, mais surement vers les ténèbres.

Marc Giai-Miniet Extraits

Pour l’ exposition «  La face cachée de la Mélancolie »
Mars 2009 Galerie Le Garage